CLIC SGEN BASSE NORMANDIE du 7 février 2013 open

Bonjour,

A la Chandeleur : les crêpes ne doivent pas adhérer, mais vous, si ....... au Sgen-Cfdt !

DHG :
C'est le grand sujet de discussion actuel. Le SGEN CFDT de Basse-Normandie met à votre disposition plusieurs outils. En dehors des dotations (pour rappel, sur ce lien réservé aux adhérents), il y a aussi des fichiers excel pour le calcul de la répartition (pour les collèges et LP, toujours en accès réservé adhérents) et une mise en perspective avec un tract. Nous demandons aussi aux équipes de faire remonter ces questionnaires, établissement par établissement, pour permettre à nos représentants de faire remonter les difficultés aux directions académiques et au rectorat.

Carrière
Liste d'aptitude au corps des agrégés : les avis des chefs d'établissement et des inspecteurs seront affichés sur Iprof du 13 au 17 février. Envoyez-nous votre dossier pour qu'il soit transmis à nos élus agrégés. Par courriel (2dcaen@orange.fr) ou au local (2 rue du Général Decaen, 14000 Caen).
Note administrative, tous les corps sauf PEGC :  à partir du 8 février et jusqu'au 15 mars, c'est le moment de contester sa note administrative (si besoin !). Transmettez-nous le double, les contestations seront examinées en CAPA.
Hors-classe des certifiés, PLP, profs d'EPS et CPE : il faut compléter son dossier sur Iprof jusqu'au 22 février. Rappel, pas besoin de faire une demande, celle-ci est automatique à partir du moment où l'on est au 7ème échelon.
Passage d'échelon des agrégés : la CAP nationale sera du 19 au 21 février. Pour être informé du résultat, faire une fiche sur SGEN+.

Mutations intra :
Un groupe de travail s'est réuni mercredi 30 janvier. Des changements en particulier pour les TZR et les séparations de conjoint. Le compte-rendu est sur ce lien, dans la partie réservée aux adhérents. Début des voeux le 15 mars.

CIO : le SGEN écrit au SNES

Le Sgen-CFDT ne s'associera pas à la journée d'action du 8 février « contre le transfert des CIO et la décentralisation déguisée des personnels », parce que nous considérons que le risque le plus grand n'est pas celui du transfert des CIO aux régions mais celui de la disparition des CIO, de la partition du métier, et à terme celui de la disparition des COP. Voir ici la lettre envoyée au SNES.

GRETA
Lors du CT académique du 23 janvier, l'ensemble des organisations syndicales avaient voté contre la création d'un GRETA unique proposé par le rectorat. Ce vote était, pour le SGEN, justifié essentiellement par le fait que le projet était très vague et qu'aucun groupe de travail préparatoire n'avait été réuni.
A la suite d'un vote unanimement négatif, un nouveau CTA est obligatoirement réuni. Il a eu lieu lundi dernier 3 février. Après intervention du SGEN directement auprès du ministre et diffusion d'une pétition académique, après mobilisation de collègues des GRETA venus manifester devant le rectorat, le rectorat a mangé son chapeau et retiré le projet du vote.
Les choses reprennent donc dans le bon sens : d'abord un groupe de travail durant l'année 2013, puis ensuite un vote en CT académique.

CPE : nouvelle carte des postes
La rectorat va réunir un groupe de travail sur la carte des postes CPE en établissement, les 15 et 22 février prochain. Le SGEN-CFDT y participera. Nous sommes preneurs de toutes les infos qui vous semblent nécessaires.

Loi d'orientation pour le supérieur
Les discussions sont en cours. Le SGEN a publié un 4 pages qui résume les éléments du projet de loi avec ses commentaires.

La réunification de la Normandie aura-t-elle lieu ?
La question sera débattue à la cafétéria "le Spot" (campus de Caen, Ecole de management de Normandie) le mercredi 13 février 2013 à 18h. Différents intervenants des 3 universités normandes seront présents, ainsi que Laurent Beauvais, président de la région Basse-Normandie.
Débat ouvert à tous.

Grève le 22 janvier, le 31 janvier, le 12 février ...
Il est indéniable qu'un non-initié a de plus en plus de mal à suivre, et surtout à comprendre, la succession des mouvements de grève actuels dans l'Education nationale. Les politiques comme les médias ont souvent une vision caricaturale des choses, et il faut bien dire que certains syndicats ne les aident pas beaucoup !
Essayons de donner quelques cadres de compréhension.
Il y a d'une part la loi de refondation de l'Ecole, portée par Vincent Peillon, à la suite d'un large débat durant l'été dernier. Le SGEN-CFDT soutient pour l'essentiel la démarche et le contenu, ce dernier étant d'ailleurs largement issu de nos revendications (voir pour le détail le blog du SGEN sur la refondation). C'est aussi cette loi qui prévoit les 60 000 postes. L'UNSA est très proche de nos positions. Les syndicats FO, CGT et SUD sont par contre opposés à cette loi. La FSU évite de prendre une position claire. FO, SUD et CGT appellent à une grève contre la loi le 12 février.
Il y a d'autre part la réforme des rythmes scolaires dans le premier degré. Le SGEN, l'UNSA et le SNUipp-FSU y sont plutôt favorables, mais la mise en application matérielle est compliquée, en particulier pour ce qui est de la gestion du périscolaire. De plus, les discussions ont ravivé le manque de reconnaissance dont les personnels du premier degré se sentent victimes (temps devant élève plus long que les autres enseignants, rémunération plus faible faute d'ISOE, progression de carrière limitée, manque de confiance de la hiérarchie). A cela s'ajoute une situation parisienne particulière mais conflictuelle, et en plus très médiatisée (grève du 22 janvier dernier). Dans ce cadre, le SNUipp-FSU a appelé à une grève le 12 février, le même jour donc que SUD, FO et la CGT, mais sur un mot d'ordre différent ! Une position incompréhensible car la grève  sera totalement illisible !
Le SGEN est conscient de ces difficultés et veut que les conseils d'école choisissent, en fonction de la réalité du terrain, le moment du passage aux 5 jours. De même, il entre en négociation avec le gouvernement pour améliorer la situation des PE. Dans ces domaines, Peillon pratique la politique des petits pas, mais il avance !
Enfin, il y a le calendrier et le jeu politiques. D'un côté, après 10 ans de droite, la gauche a deux ou trois ans pour faire la preuve qu'injecter 60 000 postes dans l'Education nationale est justifié. Rappelons que ce sujet a largement pesé contre Nicolas Sarkozy lors de la dernière élection, mais le retour de bâton est tout à fait possible. De l'autre côté, l'alliance PC-Parti de Gauche se démène pour exister et met dès qu'elle le peut le gouvernement en difficulté, en particulier par ses relais syndicaux. Cela a donné la grève fonction publique du 31 janvier.
Le SGEN, conscient de ses responsabilités vis à vis des personnels et des élèves, fait clairement le choix de soutenir les réformes actuelles, certes pas parfaites à nos yeux, mais qui vont largement dans le bon sens. De même, donner une image corporatiste de la profession, même si elle est fallacieuse, risque de jouer contre l'Ecole lors des prochaines élections. Quoi de plus destructeur  dans l'opinion publique que "les profs veulent juste des postes, une augmentation de salaire, mais refusent de changer leurs pratiques et de prendre l'élève en compte" ?
Pour paraphraser un slogan récent, "le changement, c'est maintenant ... ou dans 15 ans !"