Compte-rendu du deuxième Groupe de Travail STI2D

publié sur le site de la fédération

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STILa deuxième réunion bilan de la réforme STI2D s’est tenue le mardi 14 janvier 2014 au ministère de l’Education Nationale. Ce groupe de travail est piloté par la DGESCO.

Contrairement au premier groupe de travail, le nombre de participants s’était enrichi de membres de la DGRH qui suivent plus particulièrement le dossier CHS-CT et de la présence de Norbert Perrot, doyen du groupe STI de l’IGEN. Pour les organisations syndicales, étaient présents le Sgen-CFDT, 4 syndicats de l'Unsa-éducation, le SNES-FSU, FO, et le SNALC.

Lors de la précédente réunion, les organisations syndicales avaient unanimement demandé que des mesures d’urgences soient décidées pour améliorer les conditions de l’examen de la session 2014.

Cette deuxième réunion a donc porté sur les évolutions des modalités d’évaluation des épreuves en STI2D pour l’épreuve écrite et pour l’épreuve orale de projet.

mesures tirées du CHS-CT

En préambule de ce sujet principal de discussion, la DGRH a précisé les mesures tirées du CHS-CT pour accompagner tous les enseignants de la filière STI2D.

Une note au Recteur d’académie a été envoyée fin 2013. Cette note vise à donner des recommandations « réalistes » pour les DRH, les IA-IPR, les chefs d’établissement et les chefs de travaux.

Il s’agit de faire un repérage des enseignants en difficulté et de proposer des entretiens puis des mesures d’accompagnement individuel. Toutes les solutions doivent être actionnées pour aider les collègues en difficultés que ce soit sous la forme d’accompagnement, de tutorat ou de médecine de prévention. A noter que les collègues travaillant en technologie-collège sont aussi concernés par ce dispositif de repérage.

A titre préventif, une communication envers tous les enseignants devra être mise en place pour activer ce dispositif et faciliter l’identification et l’alerte des personnels en souffrance.

D’autre part, des recommandations ont été précisées dans la note. Les rectorats devront mettre en place des mesures de soutien, de complément de formation en privilégiant la formation en présentiel et sur le temps de service et enfin de favoriser la diffusion du maximum de ressources en ligne.

Dans les établissements, les chefs d’établissements devront aménager les emplois du temps afin de favoriser les échanges de pratique et le co-enseignement. Les cours à effectifs réduits devront être privilégiés. Enfin, le changement de nomenclature est prolongé pour les personnels qui souhaitent revoir leur choix initial.

Une enquête auprès des Rectorats sera faite pour vérifier que les préconisations de la note sont appliquées, cette enquête sera retournée au CHS-CT.

A noter, qu’une enquête ministérielle est en cours d’élaboration et sera conduite à partir du mois de mars sur un panel d’enseignant STI2D. Là encore, les conclusions du traitement de cette enquête seront remises au CHS-CT.

premier tour de table

Un premier tour de table a permis, sinon de conforter certaines positions, du moins de constater certaines évolutions.

FO reste sur un discours d’opposition à la réforme et demande sa remise à plat.

Le SNES-FSU demande aussi la remise à plat de la réforme mais joue le jeu de rentrer dans les négociations.

Le SNALC ne demande plus la remise à plat de la réforme et reconnait aujourd’hui des points positifs dans cette réforme.

Les autres organisations (UNSA et CFDT) continuent à revendiquer les corrections nécessaires en terme de GRH  et veulent des garanties sur la cohérence pédagogique et l'avenir des bac STI2D.

sortir les personnels de leur isolement

Le Sgen-CFDT a souligné la nécessité de sortir les personnels de leur isolement. En regrettant que dès l’origine de cette réforme, la rigidité de l’administration dans de nombreuses académies a empêché de mobiliser et d’utiliser les TZR en surnombre pour soutenir l’effort de la réforme. Le Sgen-CFDT réclame maintenant la construction d’une polyvalence collective dans les établissements afin de disposer d’un maximum de spécialistes (et pas nécessairement de spécialité) pour répondre aux exigences de la formation. La polyvalence individuelle consistant à fabriquer un « super agrégé » est une utopie. L’impossibilité de mettre des moyens pour des formations de qualité a rendu cette idée rapidement caduque. Le Sgen-CFDT a rappelé la nécessaire sortie des cartes de formations de l’ancienne STI pour permettre des recrutements aboutissant à une variété des équipes pédagogiques dans les établissements dispensant la STI2D. Pour le Sgen-CFDT, la mutualisation des compétences créera la polyvalence collective.

Le représentant du SIEN-UNSA (inspecteurs) a demandé que des aménagements de service soient permis pour les collègues SII en reconversion dans les SEP. L’appréhension d’un public particulier, les modalités d’évaluation et la spécificité de l’enseignement professionnel exigent un accompagnement particulier et des décharges de services.

Concernant le bilan sur l’orientation en post bac, Norbert Perrot  a donné quelques chiffres provenant d’APB (Admission Post Bac). Il n’y a pas de bilan consolidé de ces chiffres mais on note une augmentation des inscriptions de bacheliers STI2D à l’IUT, en classe préparatoire et en école d’ingénieur. A l’inverse, les inscriptions de bacheliers STI2D en BTS ont baissé.

La DGESCO a rappelé que ces données ne prétendent pas donner une tendance.

évolutions des modalités d’évaluation des épreuves

Concernant les travaux de ce second groupe de travail, on peut noter des avancées intéressantes.

La première réunion avait mis en évidence des problèmes sur la complexité des évaluations, le pilotage contestable des harmonisations et finalement le sentiment pour les évaluateurs et correcteurs d’avoir été dessaisis de leur travail d’évaluation.

Il a été acté pour l’épreuve de soutenance orale de projet de la session 2014 une réduction des indicateurs pour l’évaluation des compétences. Les IG devront rendre des propositions pour fin mars début avril.

Pour la session 2015, les indicateurs de la grille d’évaluation des compétences de l’épreuve de démarche de projet devront être réduits. Le résultat de cette réflexion par les IG est attendu avant la fin de l’année scolaire.

Ces modifications seront prises en compte dans une annexe à la note de service qui précise les modalités de l’évaluation de l’épreuve de projet.

Pour l’épreuve écrite, le poids de chaque question et les points coefficientés attribués par question seront rendus plus lisibles ; les professeurs feront apparaître clairement la note avant harmonisation et la note définitive ; le mécanisme d’harmonisation ainsi que le mode de calcul utilisé devra être explicité. Il s’agit donc de faire preuve de transparence et de redonner toute leur place aux professeurs correcteurs.

L'avis du Sgen-CFDT

Le Sgen-CFDT s’est félicité des mesures prises par l’administration mais il avait rappelé en préalable à cette volonté de transparence qu’il était nécessaire de faire cesser toutes les injonctions ou pressions des corps d’inspection consistant à « booster » artificiellement les notes pour aboutir à une gestion statistique facilement assimilable à une forme de démagogie.

Le Sgen-CFDT a défendu la nécessaire reconnaissance des activités de jury pour l’épreuve de soutenance orale. Il s’agit de réparer la maladresse de l’année passée qui avait consisté à assimiler cette épreuve terminale de projet au contrôle en cours d’année évalué par les professeurs qui suivent la démarche de projet de leurs élèves. Le Sgen-CFDT a demandé que les jurys soient officiellement nommés et convoqués pour être en capacité de déclarer sous « Imagin » les candidats qu’ils ont fait passer. Cette déclaration donne droit à rémunération au titre des activités accessoires de jury comme le stipule la réglementation. La Dgesco a reconnu le problème l’année passée et va étudier la question pour la prochaine session d’examen.

Le Sgen-CFDT a dénoncé l’incohérence du poids de la note d’ETLV (Enseignement technologique en langue vivante) dans la note finale du bac. Aujourd’hui, au regard des exigences de cette épreuve pour les élèves et la complexité de la mise en place de cet enseignement par les professeurs, cette épreuve est largement minorée. Le Sgen-CFDT demande une prise en compte juste de la valeur de cette épreuve considérant qu’elle mérite plus que d’ajouter les points supérieur à 10 dans l’ensemble des points obtenus au bac. La Dgesco s'est engagée à étudier ce point, validant la remarque du Sgen-CFDT.