Mercredis après-midi travaillés : “prend une pelle et creuse !”

pelleteuse

L’imbroglio administratif s’intensifie autour des deux mercredi après-midi travaillés dans l’académie. Comment créer des problèmes quand il ne devait pas y en avoir ?

Essayons de dénouer un peu l’affaire en retraçant l’historique.

1. En arrivant au pouvoir au printemps 2012, Vincent Peillon décide de l’allongement des vacances de la Toussaint à deux semaines dès l’année suivante. Il a donc trois jours de cours (jeudi, vendredi et samedi) à faire rattraper.

2. Comme le calendrier scolaire était déjà publié, il décide de ne pas décaler la rentrée, trop proche, mais par contre il décale la sortie en juillet 2013 et ajoute deux mercredis après-midi de rattrapage. C'est alors le jeudi qui est indiqué comme journée rattrapée.

3. Pour l’année 2013-2014, en l’attente d’une éventuelle profonde réforme des rythmes annuels, le ministère publie un calendrier avec des vacances de Toussaint à deux semaines. Comme les années précédentes, il y a 36 semaines pleines de cours à placer. Les élèves auraient alors dû rentrer le lundi 2 septembre, et les enseignants le vendredi précédent 30 Août. La fin de l'année se place elle logiquement le samedi 5 juillet 2014. Les choses auraient dû s'arrêter là. Mais ...

4. ... pour des raisons assez obscures, le ministre a décalé la pré-rentrée des enseignants du vendredi 30 août au lundi 2 septembre 2013. Il manque donc de nouveau une journée d’enseignement pour les élèves, un lundi, à rattraper sur deux mercredi après-midi avec tous les problèmes que cela pose (mercredis AM déjà travaillés dans certains lycées, AS, activités diverses …)

5. L’arrêté du ministère étant peu clair, le rectorat de Caen ne comprend pas quel jour est rattrapé, et envoie donc aux établissements l’instruction d’utiliser les emplois du temps du jeudi pour travailler les deux mercredis après-midi. Comme l’année dernière.

6. Puis, se rendant compte de la bourde, le recteur décide le mardi 15 octobre de renvoyer une nouvelle instruction pour indiquer que ce sera l’emploi du temps du lundi et non du jeudi qui sera utilisé.

7. Sauf que : les collègues et les familles ont déjà été en partie prévenus (rappelons que le premier mercredi après-midi travaillé est le 13 novembre) ; la nouvelle instruction n’explique rien aux chefs d’établissement  et fait même toujours référence aux vacances de la Toussaint, ce qui n’a rien à voir. Avis de tempête à prévoir dans les établissements !

8. Le rectorat va sans doute envoyer encore une nouvelle instruction, plus claire : espérons qu’elle ne créera pas un nouveau problème !