CLIC SGEN BASSE NORMANDIE du 18 juin 2014 open

logo 1Carrière :


Mutations intra : Les résultats sont tombés la semaine dernière. Les élus les ont transmis à tous ceux qui nous l’avaient demandé. Les barres sont sur notre site.

Pour ceux qui ne sont pas satisfaits, il est possible de demander une révision au rectorat avant le 20 juin. Nous siègerons à la commission du 23 juin, donc nous avons besoin d’une copie de votre demande.

La prochaine étape concerne les TZR et les contractuels enseignants, avec les premières affectations à l’année les 9 et 10 juillet prochain (voir calendrier). Pour ceux qui viennent d’être nommés TZR, quelques infos utiles ici. Il ne faudra cependant pas s’attendre à beaucoup d’affectations en juillet, car les résultats des concours seront connus pour beaucoup un peu après, et le rectorat aura beaucoup de stagiaires à affecter, à 9 ou à 18h ! L’essentiel des positionnements sur les postes se fera certainement plutôt à partir de mi-août.

 

Temps partiels.

Pour les collègues ayant participé à l’intra, il est maintenant temps de déposer une demande de temps partiel auprès de l’établissement d’affectation. Les réponses de l’administration interviendront le 24 juin au plus tard pour ceux qui ont un poste fixe, le 12 juillet pour les TZR.

Le détail ici.

 

Inscription aux concours enseignants, COP et CPE :

Les notes de service sont parues : le lien vers la note de service.

Pour les concours externe et interne : un résumé utile fait par la fédération SGEN (dates, conditions …) sur ce lien.

Pour tous les concours, inscription du 11 septembre au 21 octobre 2014.

Pour les concours internes et réservés : envoi du dossier RAEP au plus tard le 11 décembre 2014.

 

Mouvement des personnels de direction

Le deuxième mouvement a eu lieu les 4 et 5 juin. Le résultat est en ligne sur ce lien. Attention, il faut le code adhérents.

 

 

 

Syndicat :

Guides adhérents

De nombreux guides ont été mis en ligne sur notre site. Ils sont réservés aux adhérents avec un code.

 

 

Métiers

Vers la fin du Brevet des collèges ?

Les choses sont un peu confuses, c’est le moins que l’on puisse dire !

On annonce sa fin le 6 juin, qu’il sera maintenu mais modifié le 18.

Le Brevet des collèges existe dans sa forme actuelle de contrôle continu et d’examen terminal depuis le milieu des années 80. L’introduction du Socle commun aurait dû le faire remplacer par la validation des compétences. Cependant, deux phénomènes se sont conjugués pour ne pas que ce soit le cas. D’une part, les disciplines rendues « nobles » par leur présence à l’écrit (Français, Maths et Histoire-Géo) ne veulent pas perdre leur statut. D’autre part, le syndicat majoritaire, le SNES-FSU (avec d’autres) est opposé au Socle et a tout fait pour qu’il ne soit pas applicable ; il faut bien lui reconnaître une certaine réussite !

On a donc rajouté des couches : contrôle continu et épreuves écrites, puis B2i, puis niveau A2 de langue, puis Histoire des Arts, puis validation du Socle. B2i et niveau A2 ont fini par fusionner avec le Socle, mais le reste est toujours là. Avec des logiques intrinsèques différentes :

<!--[if !supportLists]-->-          <!--[endif]-->la traditionnelle « moyenne » dans le premier cas, sans grand sens sinon que l’élève maîtrise la moitié du programme au moins ?

<!--[if !supportLists]-->-          <!--[endif]-->Une logique plus démocratique avec les compétences qui doivent toutes être maîtrisées, donc explicitement travaillées, évaluées et si nécessaire remédiées.

Le Conseil supérieur des programmes doit réformer tout cela, lui donner une cohérence. Ce qui n’est pas gagné car au moment même où le CSP rend ses propositions, son président, Alain Boissinot démissionne ! Et une nouvelle logique, « curriculaire », apparaît.

Le travail du CSP paraît surtout le fruit d’un consensus. Mais est-ce de cela que l’Ecole a besoin ? Le ministre aura-t-il le courage de trancher ? Le socle devra être présenté au CSE dans 6 mois. Sans doute les résultats alors connus des élections professionnelles pèseront-elles dans son choix.

Sur les Curricula, le colloque de Sèvres.

Le communiqué de presse du SGEN.

 

Education prioritaire : le SGEN analyse la circulaire du ministre

L’analyse est longue et intéressante. Elle est difficile à résumer et mieux vaut la lire en entier. On peut cependant sélectionner quelques expressions pour donner envie : « L'école du socle commun, attachée à la réussite de tous plutôt qu'à la sélection d'une élite », « s'assurer non pas que le programme soit terminé mais que les apprentissages soient effectifs », «  déploiement du dispositif « plus de maîtres que de classes » dans chaque école de l'éducation prioritaire », « liaison réelle entre l'école et le collège », « tout mettre en œuvre pour bloquer le développement du marché de l'angoisse scolaire », « Il faut aussi briser le plafond de verre que s'impose eux-mêmes les élèves et leur famille », «  Enfin, ce temps de concertation en équipe est reconnu comme une partie intrinsèque du travail des enseignants », « la pondération consistera en une décharge de 9 jours par an », « qui accueille les parents ? » …

Lire tout le texte.

Le tract du SGEN.

A suivre aussi, l’articulation entre les établissements (définis en REP et REP+) et la nouvelle carte des quartiers prioritaires dans la politique de la ville.

La carte des quartiers prioritaires dans la politique de la ville.

 

Bac pro :

Les premiers bilans de la réforme du Bac pro 3 ans de 2009 commencent à apparaître. Le SGEN avait appuyé cette réforme. Même si tout n’est pas parfait, un des objectifs, faire de la voie pro un « vrai » bac et permettre à plus d’élèves d’accéder au supérieur est en voie d’être réussi.

Au débit cependant, moins de temps est donné aux élèves fragiles et la mise en place du contrôle continu est parfois difficile. Le SGEN avait d’ailleurs dénoncé le manque de moyens et de volonté gouvernementale (et rectorale) pour mettre en œuvre ce qui était prévu à l’origine.

Un bilan dans Le Monde.

La qualité des articles n’est pas toujours cependant au rendez-vous, en particulier quand le journaliste se borne à reprendre sans critique les affirmations péremptoires et parfois carrément ridicules du SNUepp-FSU sur le sujet, comme dans cet article de Libération.

Contrairement à ce qu’affirme ce syndicat et d’autres mieux implantés comme la CGT et SUD, le CAP et le BEP, qui avant la réforme étaient l’horizon des élèves de la voie pro, permettent de plus en plus difficilement l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Une étude relayée par les Clés du social le montre clairement. La position de ces syndicats, qui voudraient un retour à 4 ans de scolarité avec une insertion professionnelle de nombreux élèves avec le seul CAP ou BEP en poche est donc surprenante : ils préfèreraient donc des salariés souvent peu formés et mal payés, très exposés au chômage ?

 

GRETA : un traitement équitable.

Le temps de travail des formateurs en GRETA est un problème tellement épineux que le ministère, malgré ses engagements, rechigne à aborder de front. Pourtant, les inéquités de traitement entre GRETA, les situations ubuesques qui ressortent parfois, résultats de choix locaux souvent opaques, tout cela mine l’engagement des personnels dans un domaine ouvert à la concurrence.

Les personnels de la formation continue doivent être traités à égalité avec ceux de la formation initiale, et les métiers de la formation continue doivent être reconnus.

Plus d’informations.

 

Humeurs

La désintox de la semaine : contrat tripartite : triangle d’or ou triangle des Bermudes ?

Pour savoir de quoi cela parle, il faut le lire !

 

Quelle responsabilité des syndicats face au FN ?

La plupart des grandes centrales syndicales ont un discours clair face aux idées du FN. Ils en rejettent les idées et excluent de leurs rangs ceux qui clairement prennent position officiellement pour les idées portées par la famille Le Pen. « La plupart », car sur ce point, FO est en décalage et sa position, en particulier sur l’exclusion, n’est pas aussi nette.

Une enquête sur le vote aux Européennes de ceux qui se sentent une proximité avec un syndicat montre que la situation sur le terrain est souvent différente et plus inquiétante. Si ces proches d’un syndicat s’abstiennent moins que le reste de la population et votent moins FN, 25 % ont tout de même glissé un bulletin bleu marine dans l’urne. Si les sympathisants de la CFDT sont ceux qui ont le moins voté Front national, 17% l’ont tout de même fait. Et le score est impressionnant pour les sympathisants de FO (33%). Il est aussi fort et surprenant chez les sympathisants de la CGT (22%) et de SUD (27%), syndicats pourtant marqués à l’extrême-gauche.

Certes, les dirigeants et militants de ces syndicats n’ont aucune sympathie pour les idées d’extrême-droite, mais on peut penser que leurs discours systématiquement négatif, désespérant et angoissant apporte de l’eau au moulin du FN.  Certains thèmes sont proches : « tout va mal », « le gouvernement trahit le peuple, il est aux ordres du patronat, comme l’Union européenne », « il faut sortir de l’euro », la peur de l’étranger (la mondialisation), la peur du changement, l’idée d’une dégradation continuelle de la situation, qu’une révolution est nécessaire …

Toutes ces idées ne viennent pas de l’extrême-droite, et les solutions proposées par les syndicats sont en général différentes de celles du FN. Mais ces thèmes sont utilisés actuellement par Marine Le Pen.  On peut donc se retrouver dans le discours d’un syndicat et dans celui du Rassemblement Bleu Marine : cela désinhibe le vote FN.

Sortir de la démagogie et réfléchir aux conséquences de ses paroles : ce n’est pas un sujet de philo, mais ce pourrait en être un d’Education civique, si la discipline était au bac …