Processus de fusion des académies Rouen-Caen : un premier camouflet du recteur

Pour combler le vide qui perdurait depuis plusieurs mois au poste de chef de la DPE de Rouen, le recteur a procédé à un jeu de chaises musicales en déplaçant l'actuel chef de DEC de Rouen sur le poste vacant de la DPE et en désignant un unique chef pour les DEC de Rouen et Caen.
Cette anticipation dans le processus de fusion va à l'encontre des déclarations du recteur lors de la réunion interacadémique du 11 septembre à Brionne, où il avait annoncé l'ordre dans lequel allait s'opérer les opérations de fusions des deux académies.
Pour rappel (voir ici), il était prévu un travail en 3 temps :
1- Définition d'un projet éducatif
2- Définition d'un projet territorial
3- Et enfin l'organisation des services.
Pourtant, c'est un processus inverse qui a été mis en place : on fusionne les chefs de division, puis on réfléchit à comment on va organiser les services. Bref, on met la charrue avant les boeufs.
Ce non respect de la parole donnée n'augure rien de rassurant pour la suite du processus. A Brionne, Le Sgen-CFDT avait appelé à travailler dans un esprit de confiance. Cet épisode est un très mauvais signal envoyé aux partenaires sociaux et à l'ensemble des personnels. Il semble montrer que le dialogue social n'est qu'un discours. Cette manière de travailler est néfaste et ne peut qu'amener suspicion dans la parole des décideurs et désillusion. Elle s'ajoute à l'opacité des réorganisations qui viennent d'avoir lieu à la DIAFPIC et à la brutalité de la fusion des GIP de Caen et de Rouen.
Pour la CFDT, cette attitude est navrante car si elle solutionne les difficultés de la DPE de Rouen, elle met immédiatement les personnels des DEC de Caen et Rouen dans une situation complexe et préoccupante.
Le Sgen-CFDT s'est opposé au principe de la fusion, mais il tient à accompagner les personnels pour en limiter les dégâts. Ce qu'il vient de se passer à la DEC est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire dans le processus de fusion.
Les Sgen-CFDT de Haute et Basse Normandie signifieront mardi au recteur leur désapprobation quant à la méthode employée.