IMP : agir maintenant dans les établissements

rapidementRappel : les IMP

La rentrée 2015 verra la mise en place de l’essentiel des dispositions du nouveau décret sur le service des enseignants du Second degré (« décret 2014 » qui remplace les « décrets 50 »).

Un élément essentiel en est les « indemnités pour missions particulières », plus simplement « IMP ». Pour simplifier, tout ce qui était jusque-là un travail annualisé mais non fait devant des élèves (référent numérique, coordinateur de discipline, tutorat d’élèves dans les lycées …), et qui était, ou non, payé en HSA ou dans certains cas en heures postes, passe maintenant en IMP ou, mais c’est très encadré, en décharges de service (donc en heures postes).

 

Une mise en place contestée

Si le Sgen-CFDT a voté pour le décret car ses dispositions permettent de commencer à faire reconnaître le travail invisible, de clarifier les besoins, de discuter de la répartition des tâches et des temps au sein d'un établissement, il n’a pas soutenu les textes d’application (circulaires), car plusieurs problèmes se posent :

Le ministère veut réduire au maximum les décharges de service, ce qui l’a amené à demander aux rectorats de ne quasi pas donner de décharges de service. Ainsi, dans certains cas, des collègues vont se retrouver avec une charge de travail plus importante. Le SGEN s’en est fait l’écho en début d’année (ici et ici) et lors du CTacadémique du 26 janvier. Après une forte insistance de notre part, le recteur a assuré que les situations problématiques pour les collègues (le passage d’une décharge vers une IMP amenant un service partagé) seraient évitées. Cet engagement minimum semble avoir été suivi d’effet. Le SGEN continue à réclamer le libre-choix des personnels entre IMP et décharge de service.

L'attribution des enveloppes budgétaires interviendra cependant bien trop tardivement pour que les discussions dans les établissements puissent avoir lieu dans de bonnes conditions. Une réunion au rectorat aura lieu le 10 juin seulement ! Il y a risque que seuls les chefs d’établissement ne décident sans avoir le temps de consulter les équipes.

Un enjeu important est que ces IMP ne soient pas retirées à des personnels dont le travail était déjà reconnu (administrateur réseau par exemple) tout en reconnaissant enfin celui qui n’était pas rémunéré (par exemple un coordinateur de discipline). La première catégorie sera à priori préservée, mais pour la seconde, cela dépendra de l’enveloppe globale sur laquelle nous n’avons aucune info.

.                                                                            

C’est maintenant qu’il faut agir dans les établissements

Nous invitons les collègues à ne pas attendre de savoir ce que le rectorat compte faire et à préparer le travail afin d'être offensifs et solides le moment venu.

L'occasion leur est donnée de faire connaître l'ensemble des tâches qu'ils accomplissent en dehors des missions d'enseignement et d'éducation, afin d'améliorer leurs conditions de travail et/ou de rémunération : mettre à plat ce que chacun fait pour contribuer à la vie de l'établissement, dégager des priorités au besoin, se laisser la possibilité de refuser de prendre en charge ou de différer les missions qui ne pourraient pas être financées.

Le Sgen-CFDT veut également se saisir de ce nouveau texte pour faire progresser le dialogue social au sein des établissements, mettre le collectif de travail au service d'un projet partagé et revendiquer des évolutions importantes dans la gestion des établissements scolaires : cela se généralisera avec la réforme des collèges.  Nous n'y parviendrons pas en quelques semaines, mais avec patience, constance et détermination, nous pouvons faire évoluer les choses.

Un vademecum est mis à disposition par le SGEN pour maintenant mobiliser les collègues : sur ce lien et aussi téléchargeable pour afficher en salle des profs.